Brest : l’idéologie s’invite à l’école et dans les médiathèques – Alerte des parents du Finistère
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À Brest, plusieurs établissements scolaires et structures publiques accueillent des projets qui interrogent de nombreux parents sur la place grandissante des questions de genre, d’identité et de militantisme dans l’éducation des enfants.
Ces initiatives, souvent soutenues ou subventionnées par les collectivités, soulèvent un débat légitime sur le rôle de l’école publique : transmettre des savoirs fondamentaux ou accompagner une transformation sociétale militante ?
Le lycée-collège Harteloire au cœur des polémiques
Le lycée-collège Harteloire s’est particulièrement distingué par son projet "TOPIC", une émission réalisée par les élèves consacrée aux transidentités. Deux épisodes restent encore en ligne sur le site de l’établissement, abordant le genre, la non-binarité et la vie des personnes trans.
L’établissement a également accueilli l’exposition "Éclaireuses d’humanité" de "SOS Méditerranée", association soutenue financièrement par la Ville de Brest à hauteur de 12000 euros.
Ces projets ont pris une dimension concrète avec le témoignage d’une mère de famille. Son enfant, suivi pour des difficultés, a changé de prénom et entamé une démarche de transition sociale au sein de l’établissement, sans que les parents en soient informés. Cette décision unilatérale constitue une atteinte grave à l’autorité parentale et pose de sérieuses questions sur la protection de la santé psychologique des mineurs.
Avec l’association des Parents vigilants ( réseau de parents d'élèves français), ce cas a été remonté au ministre de l’Éducation nationale. Plus d’un mois plus tard, aucune réponse n’est parvenue.
Les médiathèques de Brest : lectures drag pour les tout-petits
Le programme des médiathèques de Brest (financées par Brest Métropole) prévoit pour juin 2026 des interventions de l’association "Exergue" :
- "Racontines Drag" pour les enfants de 4 à 7 ans (médiathèques Cavale Blanche, Jo Fourn-Europe, Quatre-Moulins) : lectures par des personnes drag présentées comme "joyeuses, inclusives et festives".
- Ateliers philo "exprimer sa différence" pour les 8-12 ans.
- Ateliers jeux vidéo et représentations LGBTQIA+ pour les 14-99 ans.
L’utilisation de services publics financés par l’argent des contribuables pour promouvoir de telles activités auprès de très jeunes enfants interroge fortement sur la neutralité du service public.
Des situations récurrentes interdites par la loi
Le Finistère alerte sur ces situations récurrentes qui contreviennent aux principes fondamentaux de l’Éducation nationale. Le service public d’enseignement est tenu à la neutralité et ne peut se transformer en vecteur d’activisme idéologique. Les comportements constitutifs de tentatives d’endoctrinement sont explicitement interdits (notamment article L.141-5-2 du Code de l’éducation). Par ailleurs, toute action engageant la vie intime ou l’identité d’un mineur doit respecter l’autorité parentale, pilier du droit français.
En tant que citoyens, mais surtout en tant que parents, nous refusons d’appuyer ces projets et demandons leur annulation immédiate. L’école doit rester un lieu d’émancipation par le savoir, de transmission des connaissances et de formation à la citoyenneté, et non un espace de militantisme.
Nous appelons les autorités académiques, la mairie de Brest et l’ensemble des élus du Finistère à prendre leurs responsabilités face à l’inquiétude légitime des familles.
Emmanuelle Nouyou
Déléguée Départementale adjointe
2e circonscription du Finistère