La députée Mélanie Thomin est-elle à la hauteur d’un débat sur la Défense Nationale?
Lundi 18 mai 2026, dans l’amphithéâtre Florence Arthaud de l’université de Bretagne Occidentale (UBO), au 20 avenue Victor Le Gorgeu à Brest, la députée PS Mélanie Thomin organisait une conférence-débat intitulée « Les Finistériens face à la guerre : rapprocher les citoyens des enjeux de Défense ».
L’événement, crucial dans un contexte géopolitique tendu, devait réunir notamment Nicolas Roche, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, le préfet et des hauts gradés.
En tant que déléguée départementale de la 2e circonscription du Finistère pour Reconquête, j’étais présente, persuadée que ce sujet majeur pour notre souveraineté méritait la participation de tous les courants politiques.
Dès notre arrivée dans le hall de l’UBO, une vingtaine de manifestants, étudiants,
enseignants et militants nous attendaient avec banderoles et slogans : « Macron,
rends-nous le fric », « Nos enfants n’iront pas faire la guerre », « Free Palestine »,
aux côtés de sigles antifascistes et syndicaux. Un homme cagoulé se trouvait parmi eux.
Trois agents de sécurité étaient déployés. À notre surprise, l’un d’eux, posté à la
porte de l’amphithéâtre, a ouvert et laissé entrer tout le monde. Nous en avons
profité pour nous asseoir et avons vu les perturbateurs aussitôt investir la scène
scandant leurs slogans en boucle, puis se relayant au micro pour dénoncer la «
propagande guerrière » et la Marine nationale.
Micro en main, Madame Thomin les remerciait à plusieurs reprises, tentant
mollement de leurs demander de finir leurs interventions. Elle a même discuté calmement, hors micro, avec des manifestants avant de se mettre en retrait, laissant se prolonger cette intrusion.
Devant ce spectacle, une partie du public, dont le Préfet maritime et d’autres personnalités de la Marine nationale présents dans la salle, s’est levée et a commencé à quitter les lieux.
Après près d’une heure de prises de parole unilatérales, un véritable réquisitoire antimilitariste, la députée a préféré annuler l’événement plutôt que de faire évacuer les vingt perturbateurs.
À la sortie, j’ai interrogé le responsable de la sécurité posté à la porte :
« Pourquoi avez-vous laissé entrer ces manifestants ? » Sa réponse m’a sidérée : « On m’en a donné l’ordre. »
Que cet ordre vienne du service de
sécurité de la députée ou de celui de l’UBO, cette passivité interroge profondément.
On ne peut prétendre traiter un sujet aussi sensible que la défense nationale sans
anticiper les réactions prévisibles de l’extrême gauche, surtout dans un milieu
universitaire. Laisser entrer et s’installer ces militants revenait à condamner d’avance le débat.
La députée Thomin a fait perdre leur temps à un public engagé, à des invités de haut niveau comme Nicolas Roche, le Préfet maritime, et à tous ceux qui attendaient un échange sérieux. Cet incident révèle un manque criant de professionnalisme et de fermeté.
Au lieu d’un débat constructif sur la résilience collective et la protection des
Français, nous avons assisté à une heure de slogans antimilitaristes.
La presse a annoncé un report ultérieur de la conférence. Sera-t-il vraiment
reprogrammé, ou cédera-t-il à la pression d’une petite minorité ?
La défense nationale exige rigueur, anticipation et une véritable capacité à faire respecter le débat démocratique.🇫🇷
Madame Thomin est-elle à la hauteur de cette responsabilité ? Les Finistériens sont en droit de se poser la question.
Votre Fédération du Finistère Emmanuelle Nouyou Déléguée Départementale adjointe